De l'agriculture à la viticulture


 

Au début de notre millénaire, des moines cisterciens commencent à défricher le terrain et construisent de solides murs, puis ils confient la culture des vignes à des vignerons. Lorsqu'en 1536 les Bernois occupent le Pays de Vaud, les moines sont expulsés et les vignerons des couvents deviennent ceux de la noblesse bernoise. Quant à la vie du village, elle était en 1770 celle de la campagne; la plupart des maisons s'accompagnaient d'écuries ou d'étables, de jardins, de vergers et de prés.

En 1798, les vignerons deviennent en général propriétaires et la communauté vit pratiquement en autarcie, son activité visant à répondre aux besoins essentiels de chaque jour: se nourrir, se loger, s'habiller, se procurer des outils et les entretenir, mais aussi s'instruire et prier. C'est ainsi que la majorité des villageois travaillent la terre, élèvent du bétail et font commerce de leurs produits agricoles et viticoles. Les prés et les champs couvraient en ce temps-là 70% du territoire, le reste se répartissant entre vignes, forêts et jardins.

Les vignerons d'aujourd'hui -à la fois producteurs et encaveurs- ont bénéficié de l'évolution des techniques au profit des 24 hectares de vignes qui descendent dans un décor merveilleux jusqu'au lac, en direction de Rivaz et St-Saphorin. Ils produisent des vins de haute qualité sous l'Appellation St-Saphorin. Les étiquettes portent les noms des parchets : Les Fosses, Les Blassinges, La Grand-Vigne, Plan Perdu, Burignon.